Décès du conducteur de mototaxi à Fatick : Les ONG pour la défense des droits de l’homme exigent la lumière

Fatick: les conducteur de moto Jakarta ont manifesté leur colère après la mort d'un des leur bastonné à mort

Dakarprivee- Des organisations de défense des droits de l’Homme dont Amnesty International Sénégal disent exiger une enquête « impartiale et indépendante », pour faire la lumière sur le décès d’un jeune conducteur de mototaxi, lundi, à Fatick (ouest), et arrêter les coupables informe l’aps

La victime, 26 ans, du nom de Lamine Koita, a perdu la vie à l’hôpital de Fatick où il avait été admis pour des soins suite à une « bavure policière », disent ses proches, dont la version est rejetée par une source policière ayant requis l’anonymat.

Selon cette source, tout est parti d’un appel reçu par les policiers, « une signalisation d’un citoyen portant sur des jeunes qui fumaient du chanvre indien près de l’arène de lutte du quartier Mboubane de Fatick ».
« A la suite de cet appel, nos éléments ont effectué une descente sur le lieu signalé. Malheureusement, à notre arrivée, ils ont tous pris la fuite. Donc, nous n’avons violenté aucun jeune », assure-t-elle.
A l’annonce du décès du jeune Lamine Koita, de jeunes conducteurs de mototaxis ont manifesté et ont barré la route nationale 1, pendant une trentaine de minutes, pour exprimer leur colère, avant que la police ne réussisse à rétablir le calme en usant de gaz lacrymogènes.
Ils ont saccagé et brûlé des engins mobiles et des pneus à travers plusieurs artères de la commune de Fatick, ainsi qu’un camion de ramassage d’ordures de la mairie, pour, disent-ils, venger la mort du jeune conducteur de mototaxi.
Les protestataires ont été ensuite dispersés par les éléments de la police urbaine de Fatick.
Dans un communiqué commun, Amnesty International Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) disent que la victime « faisait partie d’un groupe de jeunes suspectés par la police de faire usage de chanvre indien ».
Ils évoquent « des témoignages concordants et circonstanciés », selon lesquels elle « aurait été conduite à la plage par les policiers qui l’ont battue jusqu’à ce qu’elle vomisse du sang. Il a été par la suite transporté à l’hôpital régional où il a succombé à ses blessures ».
Selon le communiqué, les organisations concernées « exigent qu’une enquête impartiale et indépendante soit diligentée afin que la lumière soit faite sur ce décès et que les éventuels présumés coupables soient arrêtés ».

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