Infanticide:Des mères tueuses se dévoilent

Infanticide:Des mères tueuses se dévoilent

Des femmes accusées d’infanticide racontent les circonstances dans lesquelles elles ont tué leurs bébés.

Awa : « J’ai coupé le cordon ombilical avec un ciseau avant de noyer l’enfant »

Divorcée et mère de deux enfants, Awa avait tué son bébé dans des conditions atroces. Elle avait étranglé l’enfant avant de le noyer. A l’en croire, elle était tombée enceinte après avoir entretenu des relations sexuelles avec le sieur J…. Mais ce dernier avait refusé la paternité. Pis, il n’était plus joignable. Sur une question de savoir pourquoi elle n’était pas allée à l’hôpital le jour de son accouchement, elle a rétorqué que les choses sont allées très vite. « J’ai accouché dans ma chambre vers les coups de 4 heures du matin. Et l’enfant était un mort-né. J’ai enrôlé le bébé dans un pagne et je suis allée chez la maman du père de l’enfant. Cette dernière m’a mis en rapport avec ses 3 enfants qui, m’ont demandé ce qu’avait l’enfant puisqu’il saignait du nez. On est allé au camp Thiaroye et on nous a redirigé à la police », a-t-elle soutenu. Elle sera contredite dans ses propos par le certificat médical qui atteste que la dame a accouché d’une fille de 2,900 kg, mort à la suite d’une asphyxie mécanique. Sur ce, elle a passé aux aveux et déclare avoir coupé le cordon ombilical avec un ciseau. Par ailleurs, regrette-t-elle : « je n’ai jamais exercé de violence sur sa personne. Je n’ai jamais voulu lui faire du mal. Je voulais le garder ».

Sagar : « J’ai étranglé le bébé parce que je ne voulais pas faire honte à ma famille »

Par ailleurs à Malika, des individus qui étaient chargés de décharger les ordures ont découvert la présence d’un corps d’un nouveau-né sans vie à l’intérieur d’un camion à Mbeubeuss. C’est dans ces circonstances qu’ils ont alerté les éléments du commissariat de Malika. Où étant les éléments de police ont récupéré le corps pour le déposer à la morgue de l’hôpital Le dantec. L’enquête menée avait permis de remonter jusqu’au conducteur du camion en l’occurrence le nommé M. Tall. Il a déclaré que ce n’est pas au cours de son trajet que le colis a été déposé à l’intérieur dudit camion et que ces faits ont été commis dans son quartier où il avait stationné son camion la veille. Revenu au quartier, il a été informé que l’auteur présumé des faits serait la dame Sagar qui s’apprêtait à prendre la fuite en direction de Touba. A son tour, M. Tall a saisi les éléments de Malika qui lui ont enjoint de saisir les éléments de Guédiawaye. Informés, les éléments ont entrepris une enquête et ont retrouvé la mise en cause chez ses parents à Guédiawaye. La fouille de sa chambre a permis de trouver des traces de sang. Entendue, elle a reconnu avoir attrapé une grossesse de son petit ami. Dans ses déclarations, elle a déclaré que quand elle a parlé sa grossesse à ce dernier, il avait dégagé ses responsabilités avant d’accepter d’être l’auteur de la grossesse. Elle a aussi déclaré aux enquêteurs qu’elle avait caché sa grossesse à ses parents, à ses voisins et ne faisait pas des visites prénatales. Et le jour de la délivrance à l’intérieur de sa chambre à 22 heures, elle a accouché seule sans aide ni assistance et a coupé le cordon ombilical avant d’envelopper le bébé. Il faut préciser que pour des raisons fondamentales elle avait envisagé de mettre fin à la vie du bébé une fois venue au monde. La première raison avancée c’est lorsqu’il en a informé l’auteur celui-ci avait essayé de tergiverser. L’attitude de ce dernier l’avait choqué et qu’à partir de ce moment elle avait pris la décision forte de tuer le bébé. Il s’y ajoute, selon toujours ses propres déclarations, pour ne pas faire honte à sa famille parce qu’elle avait contracté un mariage qui n’a pas réussi et que c’est après son divorce qu’elle a attrapé une grossesse. L’ensemble de ces éléments l’ont poussé à mettre fin à la vie de cet enfant. L’enfant est mort à la suite d’une fracture de la rachis cervicale. Il a été étranglé par sa mère à la naissance. Elle l’a enveloppé dans une serviette l’a mis dans un sachet.

Founé : « Je l’ai étranglé jusqu’à ce qu’il perde le souffle »

De son côté, Founé était mariée à Gandiaye et est mère de 2 enfants. Après son divorce, elle a quitté sa localité pour venir vivre chez sa grande sœur à Dakar pour chercher du travail. C’est sur ces entrefaites que Founé a fait la connaissance d’un homme avec qui elle vivra un parfait amour. Ils ont entretenu plusieurs rapports sexuels. Malheureusement pour elle, N. Founé a attrapé une grossesse. Pour éviter d’être la risée du quartier mais également de peur d’en parler à sa grande sœur, la mise en cause a préféré garder sa grossesse en secret. Il faut dire que le monde va s’abattre sur elle car, celui qui est l’homme de ses rêves à refuser la paternité de l’enfant. Pis, sa vie l’a abandonné.  « C’était très difficile pour moi parce que j’ai accouché dans la rue. Je ne savais pas quoi faire de l’enfant. Quand j’ai accouché du bébé, je l’ai étranglé jusqu’à ce qu’il perde le souffle », a reconnu la dame avec une voix tremblotante. « J’avais peur et j’avais honte. Je ne voulais pas que mes enfants et ma sœur soient au courant de la grossesse. J’ai fait 4 ans 1 mois en prison », a encore dit la dame les larmes aux yeux.

Fatou : « J’ai accouché dans les toilettes à 5 heures du matin »

Après le décès de son père, Fatou a décidé de quitter son domicile conjugal pour être aux côtés de sa maman. Pendant ces moments difficiles, son mari n’a pas fait le déplacement pour venir présenter ses condoléances à sa belle-famille. Pis, il n y’avait plus de contact entre Fatou et son mari. Entre temps, elle a fait connaissance avec le bijoutier du coin qui, finira par devenir son petit ami. C’est au cours de leur relation amoureuse que cette dernière est tombée enceinte. Interrogée sur sa grossesse, elle a avoué avoir entretenu, à trois reprises, des rapports sexuels avec son amant. La première fois c’était le 16 janvier 2011. Cependant quatre mois après, plus exactement dans la nuit du 19 avril, elle a commencé à ressentir des douleurs au niveau de son ventre. Comme Fatou était seule avec sa mère, elle n’a pas voulu la déranger. Ainsi, s’est-elle rendue aux toilettes et à sa grande surprise, elle a vu du sang coulé de son vagin. Le lendemain, Fatou s’est rendue donc à l’hôpital Dominique de Pikine où la sage-femme lui a dit d’aller faire une échographie dans un autre hôpital à 15.000 francs. Comme elle n’avait pas d’argent, elle est partie se faire consulter dans un autre établissement sanitaire. La sage femme après observation lui a demandé de dire ou est-ce qu’elle a caché le bébé ? Elle a répondu qu’elle ne comprenait rien de ce que lui disait cette dernière. C’est sur ces entrefaites que la sage femme a appelé la police et les sapeurs-pompiers afin que la dame crache le morceau mais en vain. Elle a été arrêtée puis soumise au feu roulant des questions. Fatou a déclaré que le jour des faits vers les coups de 5 heures du matin, elle a senti des douleurs et du saignement vaginal. Elle s’est rendue aux toilettes où elle a expulsé des caillots de sang. Inculpée pour infanticide, Fatou Keïta a persisté dans ses dénégations. Entendue par le juge, la sage femme a effectivement confirmé que l’accusée a expulsé un fœtus à terme.

A. Mbodji : « Mon mari a voyagé et je suis tombée enceinte de mon amant »

Concernant l’affaire A. Mbodji, cette dame âgée de 35 ans et mère de 8 enfants, c’est le chef de quartier qui a été informé par les policiers de la découverte d’un corps sans vie d’un nouveau-né de sexe masculin dans un égout d’eaux usées. C’est sur ces entrefaites que les pandores ont informés les sapeurs-pompiers qui, ont acheminé le cadavre à l’hôpital aux fins d’autopsie. Il faut dire que les résultats de l’autopsie ont révélé que le bébé est mort par asphyxie mécanique car, du sable a été retrouvé dans ses voies respiratoires. Une enquête a été ainsi ouverte avant de révéler que l’inculpé a abandonné le nouveau-né dans un lieu solitaire. Mise aux arrêts et soumise au feu roulant des questions, A. Mbodji a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Selon la mise en cause, elle ne voulait pas que ses parents et son mari découvrent sa grossesse. Car, l’auteur de sa grossesse n’est personne d’autre que son amant. Pendant ce temps, son mari est à l’étranger à la recherche d’un monde meilleur pour lui et sa famille. Par ailleurs sur une question de savoir comment elle a fait pour abandonner le bébé dans un lieu solitaire, elle a déclaré que ce jour-là elle ne se sentait pas bien. Sur ce, elle s’est isolée pour ne pas éveiller des soupçons. C’est dans ces circonstances que l’enfant est venu au monde. C’était une grossesse de 9 mois. A en croire toujours la dame, le cordon ombilical n’a pas été coupé. C’est sur ces entrefaites qu’elle a été acheminée à l’hôpital en compagnie de sa mère. C’est là-bas qu’elle a été arrêtée. Puisque le malheur ne vient jamais seul, son amant a tout simplement refusé d’être l’auteur de la grossesse. Pis, il l’a menacé de mort si jamais elle lui désigne comme étant le père de son enfant.

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